ODELADÉMO
Association régie par la loi 1901, fondée en 2002 pour le village de Komodindé au Mali
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Mali

Carte d'identité

 

Population : 11 351 000 habitants.
Superficie : 1 240 000 km².
Capitale : Bamako.
Langues : français, bambara, sénoufo, sarakolé, dogon, pular (peul), tamajeh, arabe.
Monnaie : franc CFA.
Régime : présidentiel.
Chef de l'État : Amadou Toumani Touré (depuis mai 2002).
_ Décalage horaire: Lorsqu’il est 12 h à Paris, il est 10 h en été et 11 h en hiver à Bamako.

Économie : le Mali est l'un des pays les plus pauvres du monde et a connu de grands problèmes économiques et sociaux. Aujourd'hui, l'économie a repris un peu de vie grâce aux exportations de coton, de l'or (mine de Sadiola dans le sud) et à la production d'énergie par le barrage de Manantali en liaison avec le Sénégal et la Mauritanie. L'économie repose sur l'agriculture (mil, sorgho, arachide) et l'élevage. Mais depuis quelques années, la culture du coton (d'excellente qualité) s'est beaucoup développée dans le sud (Koutiala, Kita, Sikasso). D'importants troupeaux sont élevés en zone sahélienne (ce qui pose des problèmes de surpâturage) ; une grande partie est ensuite exportée, sur pied, vers les pays côtiers. La pêche n'est pas à négliger non plus, surtout dans les zones très poissonneuses du delta intérieur du Niger.


Cuisine et boissons

Cuisine

Les céréales sont la base du repas, auxquelles on ajoute des légumes et de la viande de bœuf, de mouton, de poulet ou, plus rarement, du poisson bouilli.
Les femmes se mettent à plusieurs pour confectionner un plat, ce qui dure généralement la demi-journée, car les recettes en sauce sont bien mijotées. Seules les femmes du plus haut rang dans la concession prennent la responsabilité d'un plat, secondées par leurs filles, même toutes petites, et la bonne quand il y en a une, c'est-à-dire souvent. Les cuisinières se relaient du matin au soir ou les différents jours de la semaine. On mange vite, habilement, avec les doigts. Les amis, voisins, gens de passage, sont toujours servis avec beaucoup d'égards.

Mis à part les restaurants importants, les gargotes ou restos des petits campements et auberges, n'offrent bien souvent qu'un menu du jour, ce qui constitue une garantie de fraîcheur et de saveur.

Quelques plats typiques

Le plat principal est une variation autour du couscous ou bachi, du ou du riz.

(ou gâteau) : mil ou maïs complètement écrasé, agrégé à l'eau bouillante et servi avec de la sauce gombo. .

Couscous sarakollé : ave c une pâte grisâtre de gombo séché, mélangée aux graines. Sauce : pâte d'arachide, oignons, huile, tomates.

Fonio : petite graine d'herbe à moitié sauvage, difficile à piler, base du couscous raffiné.

Riz au gras : tomate, huile, oignon, cube de bouillon, piment, gombo, goyo (petite aubergine). Ces ingrédients sont mélangés au riz.

Riz sauce fakoye : spécialité sonraï du nord du Mali à base d'une herbe sauvage ramassée en brousse par les nomades peuls ou touaregs, pilée, puis agrémentée de beurre de karité et éventuellement de viande de bœuf.

Foutou igname : fait avec le légume écrasé (attention, l'igname donne très soif). Il existe aussi du foutou banane.

Poulet kedjennou : à l'ivoirienne. Mijoté avec des oignons, tomates, herbes ; très fin. Servi séparément de sa céréale.

– Au repas, on sert en plus une soupière de crème ou dégué – lait caillé, mil, sucre –, ou de bouillie, seri – riz, sucre, lait – chaude. Il traîne en permanence des bols de crème ou de bouillie refroidie, et on en mange à longueur de journée.

– Dans la rue, on trouve des snacks délicieux : frites de patate douce à la pièce, petites graines de lotus humides, cacahuètes non grillées ou à divers stades de torréfaction.

– Ne négligeons pas les fruits, très différents selon la période de l'année (mangues : mars à juillet ; pastèques : octobre à janvier). En juillet et août, on trouve les nîms ou zabans, fruits aux graines très acidulées, mais vraiment très rafraîchissants.


Culture

La découverte de l'art nègre

En France, Braque joua un rôle déterminant dans la découverte de l'art nègre qui imprégnera tout le cubisme. Les premières collections d'art primitif commencèrent vers 1907. À l'instar du cubisme, dans les années 1920 et 1930, le dadaïsme et le surréalisme furent très sensibles à la beauté primitive. Enfin, dans les années 1960 naissent les grandes expositions d'art primitif après que l'“ invention ” de l'art nègre par les artistes européens eut entraîné un véritable pillage dans les pays concernés. L'artiste africain n'en a rien à faire : on ne sait rien de lui, il ne signe pas. Il est vrai qu'en Afrique noire l'individualisme n'est pas considéré comme une vertu et le goût du vedettariat qui accompagne souvent cette façon d'être ne peut donc l'atteindre.

Peintures naïves du petit commerce

Presque partout des enseignes, publicités et décors égaient les façades et les murs des maisons. Cette imagerie populaire met en valeur les métiers du tout un monde d’artisans et de commerçants. Souvent, sur les marchés, de jolis panneaux en bois mettent en valeur avec bonheur les belles coiffures tressées remises au goût du jour selon la mode. On voit parfois encore, peintes sur les murs des bars et buvettes en guise de publicités, des scènes et caricatures fascinantes. Parfois même, les fantasmes sexuels ne sont pas absents. Toutes ces fresques expriment avec réalisme, naïveté et humour, un appétit sensuel de vivre, de boire, de rire, de s'aimer, bref, une fantaisie et une invention exceptionnelles.

Musique et danse

Si Afrique rime avec musique, les danses et chants ne se produisent que lors de cérémonies bien précises ou alors sur l'incitation mercantile de quelques organisations touristiques. En revanche, il arrive souvent que, à la nuit tombée, sur la place du village, les gens dansent au son du djembé et du balafon ou écoutent le griot accompagné de sa kora .
Chaque musique est un dialecte, et chaque instrument est accordé à son propre dialecte. La musique, comme la danse, traduit la complète communion de l'homme et de la nature. L'instrument de musique a partout une valeur symbolique : pour tous les assistants, il représente leur cosmogonie, ou l'acte sexuel, ou l'accouchement, ou la vie, et chacun reconnaît la valeur de chaque détail ainsi que sa signification profonde.
Vous pourrez entendre souvent les chants de travail qui rythment les activités des champs (l'origine du jazz !) et surtout les jeux musicaux rythmiques des enfants.

Quelques instruments

La kora : surtout présents en Afrique de l'Ouest, les griots, membres d'une sorte de caste particulière, à la fois sorciers et poètes, chantent depuis la nuit des temps les louanges des princes accompagnés de la kora, instrument à cordes (16, 21 ou 28) dont la forme rappelle celle du luth, mais la caisse de résonance est une calebasse tendue d'une peau de chèvre.
Le balafon : sorte de xylophone, il se compose de lames de bois de différentes tailles et épaisseurs, montées sur un châssis. Des calebasses percées de trous et disposées en dessous servent de caisses de résonance.
Tam-tams : appelés aussi djembés, ils sont de différentes tailles . Avant le dîner, au retour de la pêche, sur la plage, à la messe, au cours d'une balade en pirogue... tout est prétexte pour tambouriner. Ce qui donne lieu à de formidables explosions de joie.

Les griots

Forts répandus chez les Mandingues, ce sont des musiciens ambulants, professionnels presque de naissance – ils font partie d'une caste –, qui vont de village en cour royale chanter les louanges d'un lignage et de ses descendants. Certains atteignent la célébrité, d'autres font le tour du quartier, surtout à l'occasion d'une fête où l'on ne peut pas refuser leur présence. Ils se plantent bien droit à l'entrée devant le maître de maison, avec ou sans kora, leur instrument de musique, et, selon l'argent qu'ils espèrent gagner, récitent toute la saga ou en chantent une bribe. Aussi, quand un griot est signalé dans le quartier, souvent le maître de maison se cache, en espérant ne pas se faire prendre, car le griot est à la fois paria et respecté pour ses connaissances. Il fera rire tous les voisins avec une bonne chanson aux dépens du radin.

Géographie et climat

Géographie

La zone saharienne couvre les deux tiers de la superficie, zone sahélienne au centre, zones soudanaise et pré-guinéenne au sud.

Le pays est désertique dans sa plus grande partie, mais le sud est baigné par le Niger, localement appelé “ Joliba ”. La moitié de l'année (de juillet à décembre), des inondations sur son cours moyen, entre Koulikoro et Tombouctou, créent une sorte de Méditerranée d'eau douce (irrigation et navigation régulière possibles). Et tout en bas, c'est la savane arborée et ses richesses.

Climat

On passe progressivement des pluies de quelques semaines dans le Sahel, à 3 ou 4 mois dans le sud. La saison des pluies violentes a lieu normalement entre juillet et septembre. Il pleut un, deux, trois jours et ça s'arrête ; pendant cette saison des pluies, dite “ hivernage ”, les déplacements sont souvent difficiles. Le reste de l'année, le temps est sec. Après avoir régressé au début des années 1990, la pluie est revenue, mais elle est toujours attendue avec anxiété. Cela dit, la situation est différente à Tombouctou (175 mm annuels), à Mopti (700 mm), à Bamako (900 mm) ou à Sikasso (1 500 mm). Sikasso est toujours si bien arrosée qu'on y fait deux récoltes par an.

Bon an mal an, il fait entre 30 oC (juillet, août, décembre et janvier) et 40 oC (mars, avril, mai) au plus chaud de la journée (et autour de 50 oC à Tombouctou) ; les températures nocturnes font la différence : environ 25 oC pendant toute l'année y compris l'hivernage, sauf de novembre à février (de 15 à 20 oC). Vous n'userez pas trop votre pull. La même chose à Gao ou à Tombouctou, avec des contrastes plus nets la nuit (ça descend à 13 oC en janvier), et avril-mai pas très recommandables (au-dessus de 40 oC).

La saison touristique la plus agréable : de novembre à février.

 

Santé et sécurité


En 1992, le Mali a mis en œuvre une politique de revitalisation des soins de santé primaires. Même si les structures sanitaires restent peu développées (dispensaires souvent en piteux état), la situation s'est tout de même nettement améliorée. On trouve aujourd'hui les principaux médicaments de base à peu près partout. La plupart des pharmacies de Bamako sont bien approvisionnées
Les infos de cette page ont été empruntées sur le site du guide du routard que l'on remercie.Guide du Routard



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