ODELADÉMO
Association régie par la loi 1901, fondée en 2002 pour le village de Komodindé au Mali
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.ASSOCIATION ODELADEMO.


Le cinquième voyage au village de KOMODINDE

du jeudi 28 février au dimanche 9 mars 2008

Jeudi 28 février :

Comme l'année dernière, nous avons choisi le vol quotidien d'Air France, qui part de Roissy à 16h40. Cette année, nous expérimentons une nouvelle aventure : partir avec les deux fauteuils roulants offerts par INOP, censés être les nôtres, pour les laisser au dispensaire du village. En prévision de formalités supplémentaires, nous partons plus tôt de Rouen, vers 9 heures et demie, et nous arrivons dans le parking du terminal D pour l'heure du midi. Encombrés par nos cinq bagages, nous cherchons d'abord, mais en vain à faire appel aux sevices d'assistance de l'aéroport. Finalement, nous transporterons les bagages sur les fauteuils roulants pour aller d'abord déguster notre pique-nique, puis procéder aux formalités d'enregistrement.



A 13 heures 30, tout est régularisé. Les bagages ont été pris en charge et maintenant, nous déambulons  en fauteuil roulant dans le hall du terminal, dans les boutiques hors-taxes, avant d'apprendre que l'embarquement dans l'avion se fera "au large", c'est-à-dire sur le tarmac. Avec l'équipe d'assistance, après un controle de police particulièrement minutieux, c'est un "parcours du combattant" : nous prenons d'abord la navette vers le hall d'embarquement, puis le véhicule spécial appelé "Help" qui nous conduira d'abord jusque l'avion. La cabine de ce véhicule sera hissée jusque la porte de l'avion, par un systéme d'élévation hydraulique. Nous prenons notre place dans l'avion, bons derniers, quelques minutes à peine avant le décollage, à 17h15.

Nous arrivons à Bamako, à 21 h 27 (locales), et nous récupérons nos bagages quasi instantanément. A la sortie de l'aérogare, nous retrouvons Mody SYLLA, mais cette année, il est seul. Il faut toute l'ingéniosité de deux ou trois porteurs pour caser tous les bagages et les deux fauteuils roulants dans la 309. Nous en avons même entre les jambes !!!...  Nous arrivons pourtant à bon port à Faso Kanou vers 22h30. La petite tisane est bienvenue avant une nuit réparatrice.

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Vendredi 29 février :

Dès le petit déjeuner, Mody Sylla nous entretient du problème de la pompe solaire du jardin des femmes. Nous décidons d'aller retrouver Aly Ag, au CNESOLER, pour lui demander des comptes. La secrétaire nous reconnait bien. Mais Aly est en mission dans le Nord, à Kidal, et ne peut être contacté. Il n'a même pas pu être prévenu du décès de sa femme survenu dimanche dernier !!!... Très attentive à notre problème, elle contacte par téléphone un autre technicien, Gaoussou COULIBALY qui prépare l'ouverture du 3ème Salon International de Bamako (Sideau 2008), que le président de la République Amadou Toumani Touré doit inaugurer le lendemain au Palais de la culture Amadou Hampaté Ba, sur les bords du fleuve Niger.

Vers 11 heures, nous faisons connaissance de Gaoussou sur la Parking du Palais de la Culture. Il semble bien ennuyé, mais il nous assure : "On trouvera des solutions !!". Nous échangeons nos numéros de téléphone, puis nous partons en centre ville pour changer l'argent. Comme d'habitude, nous sollicitons Samba CAMARA. Pour nous, les difficultés qu'évoque "Le Petit Futé" pour trouver de l'argent n'existent pas. Et dans la foulée, nous allons jusque la Gare Routière retenir les billets d'autocar pour dimanche, en précisant bien les conditions de transport des fauteuils roulants !!!...

Après le déjeuner, il est temps de s'atteler au vif du sujet. L'objet principal de notre voyage, c'est le projet d'acquisition du minibus, et nous avons pris rendez-vous à l'Ambassade de France à 14h45 pour faire instruire notre dossier de demande de subvention.

L'entrée dans le bâtiment est particulièrement laborieuse. Les controles de sécurité sont draconiens, et puis nous sommes en Afrique : tout prend du temps. Nous arrivons donc en retard au rendez-vous, mais nous sommes reçus avec grand intérêt par la Chargée de Mission du Service de Coopération et d'Action Culturelle, Madame Sarah DE REKENEIRE. Le dossier est passé en revue. Nous convenons que nous déposerons à son intention le compte-rendu de notre visite sur place à notre retour à Bamako. Nous voilà de retour à Faso Kanou vers 16 heures. La première journée a déjà été bien chargée et il fait encore près de 38° à l'ombre. Nous prenons un peu de repos, ce n'est pas du luxe..

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Samedi 1er mars

Même si nous restons toute la journée à Faso Kanou, nous ne perdrons pas de temps. Dès le petit déjeuner, le téléphone crépite avec Komodindé, pour organiser la rencontre téléphonique entre Gaoussou COULIBALY et Moussa KEITA sur le site du jardin des femmes. Puis c'est la visite de Massila qui reproche véhémentement à Sylla de ne pas l'avoir invité à venir nous chercher à l'aéroport. Bien entendu, il nous apporte des mangues que nous dégustons avec plaisir.


Nous prenons contact avec TOU, la coiffeuse de la concession de TOROKOROBOUGOU. Mody nous a dit qu'elle vendait aussi des tissus de basin.  Elle vient dans l'après-midi nous en apporter quelques pagnes, et nous faisons affaire. En revanche, il s'avère impossible de contacter Nana TRAORE, ni Koudiédji SIDIBE, la Présidente de l'A.M.S.O.P.T.

En fin de journée, Gaoussou vient nous rendre compte. Il ne comprend pas. Il nous informe qu'il demandera demain à Moussa KEITA "d'intervertir les phases", mais si cela ne résout pas le problème, il lui faudra aller sur place. Nous négocions le prix de l'opération. Dans l'attente d'une décision définitive, il est décidé que l'argent sera déposé chez Massila. Mody part vers 18h montrer la maison de Massila à Gaoussou, y déposer l'argent et le reçu, et va ensuite commander le taxi pour le lendemain.

Pendant ce temps, c'est Ousmane, le petit-fils de Massila, qui vient nous rendre visite, pour nous demander d'intercéder auprès de son grand-père pour qu'il lui achète une moto. Il nous demande aussi le prix des "kits" de commandes à mains pour les voitures de tourisme. 

Dns la perspective d'un réveil matinal, et tenant compte des fatigues prévisibles du lendemain, nous essayons de nous endormir de bonne heure, malgré la chaleur ambiante.

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Dimanche 2 mars

Le réveil sonne à 3 heures du matin, et le taxi arrive à 4h10. Mody, inquiet, en avait déjà appelé un autre, craignant que celui commandé la veille pour 4h ne vienne pas !!!.... Arrivés à la Gare Routière GANA, les fauteuils roulants sont mis en sacs, mais nous réalisons que ce n'était peut-être pas indispensable : nous avons de nouveaux cars, plus modernes, et tous les bagages entrent en soute : il n'y a plus rien sur le toit !!!... Que d'améliorations, même depuis l'année dernière.

Le car  démarre à 5h35, et ne s'arrêtera pratiquement pas. Pour éviter de perpre du temps pour manger, il nous est distribué viennoiseries et eau fraiche, gratuitement, 'comme sur Air France" !!!... Et il ne reste plus guère que 800 mètres de piste, autour de Didiéni, alors qu'il y en avait encore plus de 120 km l'année dernière. Voyager entre Bamako et Kayes devient un plaisir !!!...


Nous arrivons à Kayes à 13h20, accueillis par le neveu de Mody. Salim a fait savoir par téléphone qu'il souhaite nous conduire à Komodidé dès ce soir, car il doit aller à un mariage à Kersignané. Retarder notre départ l'obligerai à faire deux aller et retour. Mody fait contre mauvaise fortune bon coeur. Il profite de ce court passage pour cajoler Mody, son homonyme fils de Hadia.  Celle-ci part en délégation avec les garçons de la concession pour acheter les courses sur la base d'une liste établie par Dominique et Mody. Le déchiffrage et la traduction sont difficiles, mais tout ces jeunes se tireront avec honneur de cette épreuve.


Le reçu des bagages
 (valises et fauteils roulants = vélos paralytiques)

Les deux Mody


Dès l'arrivée de Salim, à 16 heures, nous prenons une simple valise et nous  partons vers le village. Les bagages suivront demain...  Après l'arrêt traditionnel à Diadjoumbera pour acheter du poisson, nous arrivons, assez discrètement, au village. Nous apprendrons par la suite que l'équipe des jeunes n'est plus aussi motivée, et connait quelques points de friction avec Sega KEBE. Pas d'escorte motocycliste, donc. En revanche, l'accueil des enfants et des femmes est toujours aussi chaleureux.

Dans la soirée, arrivent petit à petit Djingo Siby, Hacourou Kébé, Sega Kébé, Assa Kébé, Bintou Siby... De longs palabres se déroulent autour du problème de la pompe solaire. Les essais de Moussa KEITA, faits aujourd'hui en liaison téléphonique avec Gaoussou ne sont pas concluants. Contacté par téléphone, celui-ci promet sa visite pour Jeudi.

En soirée, la nuit tombée, et à la lueur de la lampe-tempête, tout doucement, le bivouac s'organise. Arrive d'abord le futon sur la charette à ânes. Puis c'est l'installation de la moustiquaire, pendant la cérémonie du thé. Enfin, à plus de 23h, après plus de 20h de veille, nous pouvons nous coucher !!!...


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Lundi 3 mars

Dès le réveil, nous avons la visite de Salim, toujours aussi pressé. Mody nous demande de lui remettre l'argent pour les billets de retour en car, samedi prochain. Nous avons à peine le temps de le saluer, il est déjà parti !!!...  La matinée sera consacrée à recevoir, devant notre case. Tout d'abord, ce seront Djingo Siby et Sega Kébé, que rejoindra plus tard Ibrahim Sylla, le Directeur de l'Ecole Coranique. Nous ferons connaissance aussi de Samba Dramé, neveu de Mody, migrant tout jeune marié, qui travaille en banlieue est de Paris, et qui dispose d'une voiture. En l'absence de Salim, cela nous sera fort utile. Cheik Diallo, le "médecin", vient ensuite nous apprendre qu'il est papa depuis mardi dernier, et qu'il ne pourra pas être avec nous avant mercredi, pour cause de baptême à Kayes. Enfin nous avons aussi la visite de Assa Kébé et des femmes du village, qui nous offrent le mouton.


La lettre de l'EIR et les photos 2007

Assa KEBE et les femmes du jardin


Nous commençons tout d'abord à distribuer toutes les photos de notre voyage 2007 que nous avions préparé à leur intention. Nous faisons vraiment plaisir à tout le monde. Les commentaires ne tarissent pas. Nous transmettons le message de Koudiédji MAGUIRAGA (Association AfriqueLémou) et nous remettons à Djingo la lettre de l'Ecole Industrielle de Rouen. Il nous confirme que tout le village attend cette mission avec impatience. A la lecture de la lettre, il nous fait remarquer  que la date envisagée de novembre 2008 n'est pas propice. Cette année, l'hivernage a été ravageur. Nous avions déjà constaté que la route est coupée à Arguetta, et nous avons dû, hier, passer le marigot à gué. Mais plus loin c'est encore bien plus endommagé. D'autres ruptures, à Dogoféré, Tambakara, Gory, ne seront certainement pas réparées cette année. En novembre, il y a encore trop d'eau, et même les 4X4 ne passent pas. L'accès à Komodindé ne pourrait se faire qu'en pirogue. Il est donc convenu que, tant pour l'Ecole Industrielle que pour Acupuncture Sans Frontière, il est plus raisonnable de programmer la mission en janvier 2009, après l'hivernage et avant les grosses chaleurs. Nous en prenons acte, et assurons que nous transmettrons l'information.


Dominique et les filles de l'Ecole Fondamentale

Samba Dramé et sa nouvelle épouse


En fin de matinée, Mody SYLLA s'informe et apprend que Samba est parti en voiture en Yélimané. Nous attendrons donc la fin de journée pour aller au jardin des femmes. Deux jeunes viennent faire le thé. Bintou nous apporte la première viande grillée du mouton. Il fait déjà chaud. Les enfants, de retour de l'Ecole viennent nous tenir compagnie. Avec eux, l'échange est maintenant possible en français, et ils nous offrent chants et récitations. Comme la classe ne reprend qu'à 15 heures, c'est avec eux que nous partagerons les heures chaudes de la journée. Il fait 38 °, et ce n'est qu'un début
.


Sikou F. Maguiraga, bientôt traducteur-interprète français-soninké


A 16h30, Samba vient fièrement nous chercher avec son Opel. Nous partons au Jardin des femmes. L'installation de la pompe solaire nous parait bien fragile, mais nous sommes un peu rassurés de voir que, même si ce n'est pas très fort, l'eau arrive quand même au jardin. Nous faisons l'état des lieux, et c'est pour l'instant, un constat d'impuissance. Nous nous promettons de revenir jeudi, pour négocier avec Gaoussou COULIBALY ce qu'il sera possible de faire.

De retour à la case, Djingo nous informe que nos bagages ont été déposés par le transporteur sur le bord de la route. La charette à âne, conduite par des enfants nous les ramène : nous retrouvons nos valises et les fauteuils roulants : la soirée sera calme.

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Mardi 4 mars

Nous sommes réveillés à 7h du matin par les informations radiodiffusées : Samba SYLLA a installé son poste radio en haut d'un arbre pour mieux capter... nous aurions préféré un réveil un peu moins brutal...

Bintou, visiblement, n'a toujours pas compris la logique de notre diététique. Ce matin, c'est une omelette, flottant dans l'huile, qui nous est servie. Puis, nous arrivent des frites... à 8h30 du matin !!!... Nous avons du mal à refuser sans la vexer....

En attendant de partir visiter l'Ecole, nous montons les fauteuils roulants. L'idée est de nous faire pousser là bas par les jeunes, pour garder notre liberté vis-à-vis de Samba DRAME. Mais avec le sable et les aspérités du chemin, l'opération se révèle vite aléatoire. Avec Mody SYLLA, nous reprenons donc l'Opel pour aller à l'Ecole..

Nous arrivons au moment de la récréation. Salif TOGOLA est surpris : il n'a pas été prévenu que nous étions arrivés depuis dimanche soir. L'accueil est très chaleureux. Avec le Directeur, nous faisons le point de l'évolution et des besoins de l'Ecole, et nous visitons toutes les classes. En sortant, nous nous étonnons que l'un des élèves nous ait accompagné tout l'après-midi de la veille, en prétextant l'absence du maître.


Vérification faite, il s'avère que notre traducteur-interprète a profité de notre présence pour se dispenser d'aller en classe. Au retour à la concession, les explications seront orageuses.

En fin d'après-midi, nous tenons une réunion avec tous les responsables et les enseignants pour réunir les éléments nécessaires aux demandes de subventions . L'association de gestion est en cours de création, et nous en élaborons le budget annuel. Les édiles et les maitres évoquent longuement les conditions  de vie des élèves au village.

Après la prière, la nuit tombée, une voiture arrive. C'est Tamassa KEBE, le maire de Konsiga, et Brahima TRAORE, le secrétaire de mairie, qui arrivent à l'improviste. Effusions et discussions. Nous lui annoncons que nous avons apporté un fauteuil roulant pour son "frère", le marabout qu'il nous a présenté l'an dernier, et nous promettons de venir à Kersignané le surlendemain jeudi.  

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Mercredi 5 mars

De nouveau, Bintou nous sert une omelette au petit déjeuner. Cette fois-ci, nous arrivons, avec l'aide de Sylla à nous faire comprendre. A 10 heures, nous allons à l'Ecole pour la visite "officielle", pour faire le tour de tous les problèmes en cours avec Salif TOGOLA. Nous noterons, entre autres, qu'il est besoin de constituer une trousse de secours d'urgence pour l'Ecole, et que les livres d'enfants n'ont pu encore être mis en circulation, faute de disposer d'un meuble bibliothèque. 


Mody SYLLA, Sega KEBE et Djingo SIBY dans la cour de l'Ecole

Le Gouvernement des enfants 2007-2008


L'entretien avec Salif TOGOLA, auquel se joignent ensuite Djingo Siby et Sega KEBE se poursuit jusque midi. Nous rencontrons ensuite le Gouvernement des enfants, avant de revenir à la case du village pour le repas et la sieste.

Nous attendrons donc l'après-midi pour rendre visite à Cheik DIALLO au dispensaire. Une fois de plus nous aurons toutes raisons de nous réjouir des évolutions du village en matière de santé.

Enfin, nous remettons à Cheik DIALLO les différents courriers qui nous ont été confiés par "Acupuncture sans Frontière", en vue de leur prochaine mission, en janvier 2009. Nous le chargeons également de résoudre le problème de la trousse d'urgence de l'Ecole.

Le soir, Djingo Siby réussit enfin à parler au téléphone avec Gaoussou COULIBALY que l'on attend pour le lendemain. Mais non : son voyage est reporté à vendredi !!!.. Or, nous avons prévu de revenir à Kayes vendredi soir, pour prendre le car samedi matin. Ce sera chaud !!!

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Jeudi 6 mars

Aujourd'hui, c'est la visite à Kersignané. Le programme est chargé. Avec Dominique, nous serons obligés de nous répartir les tâches. Mais  tout d'abord, c'est l'accueil officiel dans le bureau du Maire, avec tous les discours traditionnels.  Le marabout, que nous avons cru, l'an passé, être le frêre de Tamassa, est là avec un cousin germain venu de Kayes qui, au bout d'un certain temps, s'impatientera de ne pas entendre parler du fauteuil roulant promis. Se fait, nous ne l'avons pas apporté, nous en réservant l'usage, jusque notre départ de Komodindé. Les choses seront rapidement mises au point par Tamassa KEBE lui-même, et le protocole reprendra son cours. Sous les bénédictions du marabout, nous terminerons cette rencontre par les photos traditionnelles. 


La réception "officielle" par Tamassa KEBE, Maire de Konsiga

Après le don du fauteuil roulant au "marabout" de Kersignané

Pendant que Tamassa emmène Dominique visiter l'Ecole, et rencontrer les élèves de Komodindé scolarisés en second cycle, Jean-Louis et Brahima Traoré mettent au point les documents officiels élaborés lors de la réunion de mardi soir :  le compte-rendu de ladite réunion, la convention d'utilisation du minibus, et l'engagement de la Municipalité de Konsiga, sur l'ordinateur de la Mairie, alimenté par un groupe electrogène.


Le poste de travail de Brahima TRAORE

Devant la Mairie, les élèves de Komodindé
 scolarisés en second cycle à Kersignané, avec leur maître.


La chaleur étant trop forte, Dominique demande que les élèves viennent à la Mairie pour la rencontrer et discuter. Les autres élèves de Kersignané tiennent aussi à venir et à se faire prendre en photo. Dans ce tourbillon, Dominique fera connaissance de Mamadou KEBE, jeune diplomé pour la formation maraichaire, qui assure qu'il viendra à Komodindé dispenser son savoir, pour une meilleure utilisation du jardin des femmes. C'est encore une bonne nouvelle.


Djingo SIBY et Dominique signent
 la convention d'utilisation du minibus..

. et ensemble, nous partageons la viande de mouton !!..


Nous nous retrouvons dans la mairie pour conclure. La sauvegarde et l'impression des documents informatiques est quelque peu laborieuse. Heureusement que nous avons apporté du papier !!!.. Le secrétaire adjoint de mairie présente les documents à la signature,  avec une certaine solennité. A ce moment, il nous est apporté, dans un papier kraft, des morceaux de viande d'agneau grillée, que nous partageons sans façon.

Nous retournons à Komodindé sous un vent de sable. Après le repas et le repos nécessaire, nous rédigeons la lettre destinée à l'Ambassade de France, et nous faisons signer les documents à Hacourou KEBE, qui n'était pas venu à Kersignané le matin. La journée se termine plus calmement qu'elle n'a commencé !!..

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Vendredi 7 mars

C'est en principe notre dernier jour au village. Nous avons fait le tour de tous les problèmes, sauf... celui de la pompe solaire. Si Gaoussou part de Bamako ce matin, il arrivera à Kayes vers 13 heures. Pourrons-nous nous rencontrer ici, alors qu'il nous faut  retourner dès ce soir à Kayes pour y prendre le car demain matin à 5 heures !!!... Et son téléphone ne répond toujours pas !!!!... Nous profitons de cette longue attente pour parler à Djingo SIBY du fait que les enseignants ne disposent toujours pas de la bibliothèque promise depuis plus de trois ans. Les livres dorment toujours dans les malles !!!...  SIBY prend sa moto, et revient dix minutes plus tard avec un "menuisier". Après une petite heure de palabres, nous sommes d'accord sur l'objet et sur le prix... et la livraison est promise pour le soir même !!!..

C'est maintenant l'heure de la grande prière. Sylla part à la mosquée, en boubou blanc, et avec le téléphone à l'oreille, car nous n'avons toujours pas de nouvelles de Gaoussou. Il fait de plus en plus chaud.

Après le repas, nous préparons les bagages, et les villageois arrivent les uns après les autres pour les adieux. Les discours sont un peu écourtés sous la pression de Samba DRAME, notre chauffeur du moment, qui ne souhaite visiblement pas s'attarder.

En partant du village nous nous arrêtons à l'Ecole pour voir la bilbliothèque. Elle n'est pas arrivée. Djingo SIBY part en reconnaissance en moto, et revient presque immédiatement : la charette à anes arrive, cahin caha, et nous pouvons enfin assister à l'installation du meuble dans l'Ecole. Salif TOGOLA est ravi. Le temps de régulariser la transaction financière, et nous voilà sur la route de Kayes.


Djingo SIBY en quête du menuisier.

Le menuisier installe la bibliothèque sous l'oeil de
Djingo SIBY et Salif TOGOLA !!..

En partant du village nous nous arrêtons à l'Ecole pour voir la bilbliothèque. Elle n'est pas arrivée. Djingo SIBY part en reconnaissance en moto, et revient presque immédiatement : la charette à anes arrive, cahin caha, et nous pouvons enfin assister à l'installation du meuble dans l'Ecole. Salif TOGOLA est ravi. Le temps de régulariser la transaction financière, et nous voilà sur la route de Kayes.

A Diadjoumbera, nous respectons le rituel pour l'achat du poisson au marché. A ce moment le téléphone de Mody Sylla sonne : C'est Gaoussou qui annonce qu'il prendra l'autocar demain matin à Bamako pour venir à Komodindé !!!... Nous nous croiserons donc sur la route, quelque part entre Diéma et Kolokani.

A l'arrivée à Kayes, chez Mody Sylla, la nuit est tombée. Hada et son fils sont entourés d'une demi-douzaine de jeunes, qui participent à l'installation de notre couchage, à la belle étoile, sous moustiquaire, et à la préparation du repas. 

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Samedi 8 mars

Nous partons dès 3h30 du matin, accompagnés de Samba DRAME, qui nous dit retourner à Komodindé dès notre départ. A la gare routière, nous retrouvons Samba CAMARA, qui retourne aussi à Bamako, mais n'a pu trouver de place dans "l'express". Il arrivera à destination plus de cinq heures après nous. L'autocar démarre à la minute près,  à 5 heures, et à 13 heures, nous sommes à la gare routière de Bamako. L'après-midi est tout naturellement consacré au repos. Nous mettons simplement au point, avec Sylla, la liste des fournitures à acheter à Bamako en vue de la rentrée scolaire prochaine.

Le soir, nous pouvons regarder les photos et les  videos du séjour sur la télévision du salon.

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Dimanche 9 mars

Dès 9h30, nous partons avec Massila pour le centre ville. Nous allons tout d'abord déposer notre dossier à l'Ambassade de France, puis nous allons ensuite juste en face, à l'Agence Air France, faire préenregistrer nos bagages. Cette formalité nous évitera de surcharger la pauvre voiture de Sylla, ce soir, pour aller à l'aéroport.


Mody SYLLA et  Massila COULIBALY à l'Hotel Mandé

Le Niger, face à l'Hotel Mandé


Nous prenons ensuite le temps d'une petite respiration, à l'Hotel Mandé, pour prendre un raffraichissement et écrire nos cartes postales.

De retour à Faso Kanou, c'est le repas avec Massila. Et le téléphone sonne : c'est Gaoussou. Il est sur place, au jardin des femmes de Komodindé, et vient de constater que le matériel installé n'est pas suffisant pour produire les 20 m3/jour qui seraient nécessaires. Nous convenons qu'il peut poursuivre ses investigations, et qu'il nous appellera en France mardi soir pour nous présenter des solutions. Il ne nous parait pas évident de résoudre le problème sans une mise de fonds supplémentaire.

Après un après-midi tranquille, et un repas leger, nous partons pour l'aéroport vers 20h30. Le retour se déroule sans problème, à ceci près que la tempête sur Paris nous offre un atterissage plutot spectaculaire l'atterissage à Roissy. A Paris, il ne fait que 6° !!.. Nous sommes loin des 41° de la veille !!..

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