ODELADÉMO
Association régie par la loi 1901, fondée en 2002 pour le village de Komodindé au Mali
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.ASSOCIATION ODELADEMO.

Le neuvième voyage au village de KOMODINDE

du mercredi 7 au jeudi 15 décembre 2011

Mercredi 7 décembre
Jeudi 8 décembre
Vendredi 9 décembre
 
Samedi 10 décembre
Dimanche 11 décembre

Lundi 12 décembre
Mardi 13 décembre
 Mercredi 14 décembre
Jeudi 15 décembre


Participants :
 - Dominique et Jean-Louis

Rappel des objectifs :
 - Acheter à Bamako, les livres scolaires de la rentrée 2011 pour l'Ecole Fondamentale et le Collège,
 - Receptionner les deux malles expédiées au village fin octobre 2011,
 - Faire l'état des besoins à l'Ecole et au Collège, et préparer la rentrée de septembre 2012,
 - Rencontrer, à sa demande, l'Inspecteur d'Académie à Yélimané,
 - Compléter la formation à l'informatique des enseignants,
 - Faire le point sur la gestion du minibus,
 - Faire le point sur l'action de formation des femmes du jardin avec le G.R.D.R.,
 - Se faire confirmer l'accord de l'Association du Jardin des Femmes et des Notables du Village sur le financement et la mise en oeuvre du chantier d'extension des panneaux solaires,
 - Eventuellement, passer commande pour la réalisation de ce chantier.



La mise en œuvre de ce voyage est plus difficile que d'habitude. Le contexte politique et sécuritaire pèse beaucoup sur nos préparatifs. Tout juste quinze jours avant notre départ, les "évènements" survenus au Nord du Mali entraînent la classification, par le Ministère des Affaires Etrangères de France, de tout le sud du Mali en "zone orange", et l'extension de la "zone rouge" jusqu'à proximité de Yélimané. Tout cela n'est guère encourageant.

Pourtant notre présence sur place s'avère indispensable. Tout d'abord, Mody SYLLA n'a pas tenu son engagement d'acheter les livres scolaires à Bamako, début octobre. Il faut donc y aller le faire nous-mêmes.


Sécurité au Mali, selon le Ministère des Affaires Etrangères

Le nouveau "puits maraîcher"

Et puis surtout, il faut, d'une manière ou d'une autre, mener à son terme la mission du Jardin des Femmes : la convention de financement avec la Région Haute-Normandie vient à son terme en juin 2012. Or à ce jour, les villageois(e)s n'ont pas donné leur accord sur l'extension des panneaux solaires du Jardin. Qui plus est, nous avons su par Sega KEBE et Mody SYLLA, qu'il a été creusé, exclusivement à leurs frais, un nouveau "puits maraîcher" en lisière du jardin. L'opération envisagée se justifie-elle donc toujours ?

Il nous importe essentiellement de le savoir rapidement, car le sort de la subvention accordée par la Région Haute-Normandie au titre des Micro-Projets de Développement en dépend. Et il est impossible de prendre une décision sans aller en discuter sur place !!….


Les modalités de l'arrosage sont restées inchangées

Sur la route de Bamako à Kayes

Finalement, les renseignements pris, tant auprès des résidents à Bamako (Mody SYLLA, Oliver LEMASSON), que des voyageurs occasionnels ayant parcouru tout récemment le pays, sont plutôt réconfortants. Nous décidons donc de partir avant Noël, en prenant soin toutefois, et c'est la première fois pour nous, de prendre quelques précautions supplémentaires : inscription sur le site "Ariane" du Ministère des Affaires Etrangères, et courriel d'information à l'Ambassade de France à Bamako, dont nous ne recevrons d'ailleurs ni réponse, ni accusé de réception !!!…..

Le 22 novembre, Jean-Louis obtient les visas auprès du Consulat Général du Mali à Paris. Nous choisissons de demander un visa pour entrées multiples, valable trois mois, dans la perspective d'avoir à revenir en début d'année pour suivre la réalisation du chantier. Et en prenant nos billets par Internet, nous apprenons l'ouverture imminente de la ligne directe Paris-Kayes. Quelle bonne nouvelle !!!… Dommage que, cette fois-ci encore, nous soyons obligés de passer par Bamako. La prochaine fois, nous ferons tout pour nous offrir cette nouvelle facilité !!..

Mercredi 7 décembre :

Départ tranquille à 10h40, par temps venteux, et avec des averses de grêle. A l'arrivée au parking du terminal 2 E de Roissy, la borne d'appel ne fonctionne pas, En voulant monter dans le hall pour manifester notre présence, Jean-Louis se retrouve au dernier sous-sol, emporté par un ascenseur défectueux. Heureusement, tout s'enchaîne ensuite harmonieusement. Après la fouille (sérieuse..) au poste de sécurité, nous embarquons en porte E76, tout au bout du terminal, et nous décollons à 17h10 avec (seulement) une demi-heure de retard.


Porte E76 à Roissy

Arrivée sur Bamako

Dans l'avion, nous retrouvons…. Coumba, qui, par pure coïncidence, retourne au Mali par le même vol. (Il y avait aussi Amadou et Mariam, mais il ne nous ont pas reconnu !!!!...). C'est séparément, et pour ce qui nous concerne dans la nouvelle voiture de SYLLA, que nous prendrons le chemin de Faso-Kanou, où nous nous retrouverons vers 23 heures pour une très courte soirée.

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Jeudi 8 décembre :

Aux dernières nouvelles du petit matin, il s'avère que tout le centre de Bamako est en chantier, et que les "boutiques" du marché sont physiquement totalement inabordables pour nous. Nous nous adaptons en conséquence. Alerté par téléphone, Samba CAMARA arrive à Faso-Kanou dès 9h30 pour procéder, comme à l'accoutumée, au change de l'argent qui nous sera nécessaire. Mody SYLLA repart en voiture avec lui, pour aller chercher le libraire.

C'est en taxi que SYLLA et le libraire nous apporterons, à Faso-Kanou, les 570 livres scolaires commandés dimanche dernier par Internet. Il y a aussi quelques cadeaux souvenirs : un cartable pour Jean-Louis, un sac pour Dominique, un dictionnaire franco-anglais pour l'Ecole.


Comptage des livres scolaires

Nos "cadeaux"

Après le comptage des livres, la confection des colis et le paiement, nous poursuivons les échanges avec le libraire. Il est très intéressé par les livres de lecture que nous avons apportés pour les bibliothèques de l'Ecole et du Collège. Il reviendra dans l'après-midi nous présenter sa propre collection avec l'idée que nous pourrions aussi faire affaire ensemble sur ce créneau !!!…

Dès 11h30, Jean-Louis et Sylla peuvent partir (en taxi) déposer les trois gros colis en gare routière, en prévision d'un départ très matinal demain. Sylla ne prend pas sa voiture parce que…. elle n'est pas encore dédouanée !!!… En conséquence, il ne l'utilise que la nuit, afin d'échapper aux contrôles de police !!!!!…… A 13h tout est terminé.

Nous pouvons donc passer l'après-midi "en roue libre". Outre celle du libraire, nous aurons aussi la visite de Massila COULIBALY, de Demba CAMARA et de Kadidja SIDIBE (AMSOPT)….. la routine, en quelque sorte !!!

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Vendredi 9 décembre :

Instruits par l'expérience de l'an passé, nous n'hésitons pas à réveiller SYLLA, à une heure du matin, juste avant l'arrivée du taxi. Comme l'an passé, nous serons aussi arrêtés par un contrôle de police, en plein centre de Bamako, mais cette fois-ci pour une simple vérification d'identité.

Et comme l'an passé, nous aurons à gérer un problème de bagages : nos colis de livres sont enfermés au magasin de la gare routière, et le détenteur de la clé n'est pas là à temps pour le départ du premier car. Une fois de plus, c'est donc séparément que nous ferons le trajet Bamako-Kayes, Jean-Louis et Dominique dans l'express A, Mody SYLLA avec les colis de livres dans le car B.

Au barrage de police de l'aéroport de Kayes, un homme monte dans l'autocar, et nous voit au premier rang. Il nous interpelle et se fait reconnaître comme étant le "nouveau" chauffeur du minibus de Komodindé. Nous lui expliquons que, pour diverses raisons, il nous est impossible de quitter l'autocar à cet endroit, et qu'il doit nous rejoindre à la gare routière. Ce qui sera fait.

Arrivés à Kayes à 12h15, nous y attendrons Sylla près de deux heures, avant de rejoindre Hadiya pour manger et préparer les courses pour le village. Entre-temps, nous téléphonons à Mariam et à Hamidou, du G.R.D.R., et prenons rendez-vous avec eux pour mardi, quand nous serons de retour à Kayes. Nous faisons aussi acheter les billets d'autocar du retour à Bamako. Nouvelle bonne surprise : il existe maintenant une liaison nocturne, avec départ à 20h, qui nous évite de rouler sous la grande chaleur. Nous prenons donc d'ores et déjà nos billets pour le mardi 13 au soir.


Hadiya

Chez Sylla à Kayes : la brodeuse

En revanche, malheureusement, il s'avère que les cantines de fournitures scolaires ne sont pas encore arrivées de Dakar. On les annonce pour la fin de la semaine prochaine… Nous serons déjà repartis !!!….

L'absence d'Hadiya s'éternise. Elle revient des courses à 17h passées. Une fois de plus, nous n'arriverons à Komodindé qu'à la nuit tombée. Et cette année, les jeunes adultes sont à nouveau mobilisés. Est-ce l'effet de la médiatisation d'une éventuelle insécurité ? Toujours est-il qu'ils seront là pour escorter notre minibus, en mobylettes, depuis Argueta, et qu'une garde nocturne sera organisée devant notre case, comme c'était le cas avant 2007. Abdoulaye a fière allure, avec le fusil !!!


Sur la route de Kayes à Komodindé

Abdoulaye CAMARA er son fusil

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Samedi 10 décembre :

Samedi 10 décembre : Nous avons souhaité, en priorité, lever les incertitudes liées au chantier du Jardin des Femmes. Dès 9h30, Sega KEBE, qui possède maintenant aussi une "nouvelle" voiture, nous emmène au Jardin pour faire un état des lieux. A première vue, peu de choses ont changé. En dépit de la sécheresse, c'est un peu plus vert que l'an passé, mais les cultures sont toujours aussi peu diversifiées. Bien entendu, toutes les femmes responsables de l'Association sont là pour nous accueillir. En revanche, nous ne verrons pas Diaby CAMARA, absent du village.


Le nouveau "puits maraîcher" est situé au sud du jardin à l'opposé de l'entrée. Sur place, nous en constatons la grande profondeur (environ 15 mètres), et l'insuffisance de son débit. Les femmes, qu'elles utilisent un seau ou un sac plastique, ne remontent à chaque fois que deux ou trois litres d'eau, au bout de la corde. Nous sommes revenus cinq ans en arrière !!!… Voilà bien un gâchis supplémentaire, chiffré à 1 200 000 FCFA….


Le nouveau "puits maraîcher"

Une pépinière

Puis nous partons en voiture en direction du nouveau château d'eau. Nous y trouvons de nouvelles parcelles, gérées par les femmes de Sega KEBE et de Samba SYLLA, sur le terrain où il était naguère prévu de "déménager" le jardin "public". Là, il semble que les préceptes enseignés par Hamidou DIALLO soient mieux suivis. Nous y trouvons d'autres types de légumes, et des pépinières ont été mises en place. Ces parcelles sont soigneusement protégées en raison du passage de troupeaux.

Poursuivant notre chemin, nous passons devant l'autre forage, où les femmes viennent, depuis le jardin "public", chercher de l'eau au moyen d'une pompe à main, portant jusque là-bas les bassines sur leur tête. Au-delà, nous découvrons, pour la première fois, au nord-est du village, le "marigot" où les villageoises font leur lessive, et s'approvisionnent en eau non potable.


La pompe à main

Le "marigot"

Vers 11h30, de retour au centre du village, nous nous faisons conduire à l'Ecole Fondamentale pour saluer les enseignants. Nous le savions déjà, mais nous en constatons ici les effets : c'est la grève, et les enfants n'ont pas classe. En revanche, nous y trouvons une réunion regroupant les enseignants de Komodindé, de Kersignané et de Dogoféré. Nous sommes accueillis à bras ouverts. C'est l'occasion d'un vaste tour d'horizon, en prélude à la visite à faire, lundi, à l'Inspecteur d'Académie.

Il s'avère que les remarques faites en début d'année, lors de la réunion des parents d'élèves, ont porté leurs fruits, tant sur le plan du recrutement, (37 enfants ont été admis en première année) que sur celui de la fréquentation du second cycle. En revanche les résultats y sont très médiocres, puisque aucun élève de 9ème année n'a été admis au Lycée.


Devant  l'Ecole
l
Les trois équipes d'enseignants

A l'occasion, nous apprenons aussi que Abdoulaye KEITA, pendant la durée de la grève, reste à Kayes, et que Salif TOGOLA sera mobilisé toute la journée de demain dimanche, par une formation qui se tient à Yélimané. Nous n'aurons donc pas la possibilité de mettre en place une session de formation informatique. Dommage !!!…

En début d'après-midi, Salif TOGOLA et Jérémie BALLO viennent nous voir devant notre case pour nous soumettre tous leurs problèmes. Pratiquement, nous convenons qu'il serait bon de mettre en place une liaison mensuelle par courriel, afin de mieux être tenus au courant, et pour nous permettre d'être plus réactifs aux évènements vécus sur place. Nous décidons d'attribuer un petit budget aux deux écoles pour ce faire.


Réunion au sommet

Les femmes du Jardin

A 17 heures, c'est la grande réunion des femmes, portant sur la décision à prendre au sujet des panneaux solaires. Visiblement, l'idée a fait son chemin. L'échec du "puits maraîcher" y est peut-être pour quelque chose. Plus sûrement, les hommes se sont maintenant ralliés à notre idée. Ce qui fait que les échanges sont rapides et fluides. Même notre demande de participation financière, pour laquelle Hamidou DIALLO et Mody SYLLA ont longuement préparé le terrain, ne pose question. Il y a bien quelques escarmouches lorsque est évoqué le recours aux insecticides que les femmes auraient voulu que Hamidou DIALLO leur donne. Mais Dominique met rapidement les choses au point, et le sujet tourne court. La décision est donc très rapidement prise d'établir et signer une convention entre ODELADEMO, l'Association des Femmes et le village, pour la réalisation du chantier dès le début du mois de février.

Enfin, à la tombée de la nuit, Jean-Louis se rend à pied à l'Ecole, pour "livrer" les clés USB que nous offrons aux enseignants, et installer les fichiers de mandalas, préparés par Dominique, sur le disque dur de l'ordinateur. Ce sera là, la seule intervention "informatique" du séjour. Nous prenons date pour remettre le sujet à l'ordre du jour, à l'occasion de notre voyage prévu début février 2012. Par ailleurs, à l'évocation du chantier du Jardin des Femmes, Salif TOGOLA suggère que nous prenions appui sur les compétences de Lassana KEITA, qui prend déjà en charge la maintenance des petites installations électriques de l'Ecole et du village. Rendez-vous est pris pour le lendemain matin, chez Sega KEBE, pour examiner avec lui les pièces du dossier.

Une seule journée s'est écoulée, et nous avons déjà mené à bien une bonne partie de notre programme. Les choses se présentent mieux que la dernière fois !!!… Petite soirée tranquille au clair de lune, et, aussitôt après le troisième thé, nous voici endormis, sous la garde vigilante d'Abdoulaye et Maciré.

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Dimanche 11 décembre :

En l'absence des enseignants de Komodindé, et le problème du Jardin des Femmes étant résolu, ce dimanche promet d'être tranquille. Il le sera !!!…

Au petit déjeuner, Jean-Louis interpelle Sega pour faire le point sur la gestion du minibus. La situation est telle que nous l'avions imaginée : le nouveau chauffeur, Kalikou DANSOKO, a été recruté le 25 mai dernier, pour remplacer celui que nous avons croisé en début d'année, et qui s'est révélé plus indélicat encore que Tidiane CAMARA !!!

Au cours de l'année 2011, il a été dépensé plus de 1 600 000 FCFA pour changer le moteur, et remettre la mécanique en l'état. Les recettes varient de 3000 à 30000 FCFA par jour. Et il ne reste plus rien dans la caisse (54000 FCFA !!!) puisque tout l'argent disponible du village (dont 2250000 FCFA provenant de la gestion du minibus) a été englouti dans les avances judiciaires liées au procès qui oppose les villageois de Komodindé à ceux de Kersignané !!!….. Nous sommes encore loin d'arriver à l'autonomie !!!…. Mais nous réaffirmons notre position, selon laquelle ODELADEMO ne pourvoira ni aux réparations, ni au remplacement du minibus. Il ne reste plus à espérer que l'issue du procès fera naître, au profit de Komodindé, une créance significative et solvable, qui lui permettra de revenir à flot.


Le minibus (2009)

Jean-Louis et Lassana KEITA

Puis Lassana KEITA, l'enseignant électricien, passe à notre case pour examiner avec Jean-Louis le devis des panneaux solaires pour le Jardin des Femmes. Après un examen attentif, il nous fait part de l'absence de toute réserve sur le projet, et nous assure de sa collaboration technique pour vérifier que tout se passera bien sur le chantier.

Pour le repas du midi, nous avons répondu favorablement à l'invitation de Jérémie BALLO. Sega KEBE et Mody SYLLA, qui doivent de toute manière se rendre à Kersignané pour faire leurs condoléances à Tamassa KEBE dont la mère est décédée, nous y conduisent vers 11h30. Ils sont tous deux très surpris quand nous leur demandons de nous déposer, non pas au domicile de Jérémie BALLO, mais plutôt au Collège. Nous avons en effet décidé de rester "neutres" et "professionnels", sans interférer dans l'équilibre des relations interpersonnelles du village, qui nous paraît pour le moins instable.

Les quelques heures passées au Collège, avec l'ensemble de l'équipe des enseignants, sont placées sous le signe de la convivialité et de la bonne humeur, comme rarement nous avons connu au village de Komodindé. Dominique apprendra à un jeune garçon à faire des pliages. Nous partageons le riz préparé par Madame BALLO. Nous échangeons avec passion sur des sujets de société, et sur l'éducation des enfants. Nous découvrons l'œil que portent les Africains sur nos films et séries télévisées. Et pour finir, nous prenons une photo de groupe (avec le retardateur de l'appareil photo) dans la meilleure bonne humeur.


Démonstration d'origami

Le repas convivial

Quand Sega vient nous rechercher vers 15h, la visite protocolaire de la bibliothèque que Jérémie a fait installer dans son bureau n'a plus guère de sens. De retour à Komodindé, nous programmons notre visite du lendemain à Yélimané. Outre nous deux, y participeront, Sega KEBE, Mody SYLLA, Salif TOGOLA, et Jérémie BALLO. Il ne semble pas question d'utiliser le minibus !!!.. Sega KEBE, craignant la surcharge de son véhicule, téléphone à Salif TOGOLA et lui demande de passer la nuit à Yélimané !!!…

Ensuite, Jean-Louis rédige les conventions pour les enseignants (liaison Internet) et pour les panneaux solaires. L'après-midi s'annonce bien calme et sereine. Sauf que, sur le coup des 18h, arrive Tamassa KEBE, sur sa mobylette. Au-delà des paroles convenues de bienvenue, c'est pour nous demander, une fois de plus, de lui fournir une lettre d'invitation pour venir en France !!!… Nous devons donc lui expliquer à nouveau les raisons pour lesquelles cela ne nous est pas possible.

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Lundi  12 décembre :

A 6h30, nous sommes réveillés par la "Voix de l'Amérique" (en français), à laquelle succèdent les informations de RFI. La présence nocturne de nos "gardiens" n'a pas que des avantages !!!.. Puis, dès 8h30, c'est le départ pour Yélimané. Sega poursuit la route, oubliant de prendre Jérémie BALLO au passage !!!… Acte manqué ?. Un rapide demi-tour, et les choses rentrent dans l'ordre.


L'inspecteur d'Académie à Yélimané

Dans les  bureaux du CAP à Yélimané

Au C.A.P., à Yélimané, nous retrouvons bien Salif TOGOLA. L'entretien avec l'Inspecteur dure plus d'une heure et demie. Tous les sujets sont abordés sans hypocrisie : les mariages précoces, préjudiciables à la scolarisation des filles, les liens entre l'Ecole Publique et les Ecoles coraniques, l'importance de la communication et de la coordination, les relations à mettre éventuellement en place avec tous les partenaires de l'Ecole, les dotations en fournitures scolaires, la mise en place des cantines, les conséquences de la rivalité entre notables des deux villages de Komodindé et Kersignané…. Mais aucune décision pratique n'en découle. Tout au plus apprenons-nous l'existence d'une structure coopérative pilotée par une ONG française, sous l'égide du Collège Paul Eluard à Montreuil qui travaille avec les écoles du second cycle autour de Yélimané. Nous prendrons contact avec elle !!!

A la sortie de cette réunion, nous passons au marché. Puis se pose le problème du retour. Il n'y a toujours que cinq places dans la voiture pour six personnes !!!… Et il faut que Salif TOGOLA revienne cet après-midi, pour que nous procédions à l'ouverture des colis de livres scolaires. C'est donc Jérémie BALLO qui reviendra seul, par les moyens collectifs (minibus ou "taxi-brousse")…. Chacun son tour !!… Jean-Louis a tout juste le temps de lui faire signer la convention et lui remettre l'argent correspondant à la portière de la voiture….

En début d'après-midi, la fièvre est retombée. Dominique remet les habits de bébé aux femmes de Sega, pendant que Jean-Louis lui donne à signer la convention pour les panneaux solaires.


Déballage des livres scolaires

Le discours de Salif TOGOLA

Puis, vers 17h, nous nous rendons à l'Ecole, toujours déserte pour cause de grève, pour ouvrir les colis de livres, et remettre les clés des cantines à Salif TOGOLA. La plupart des édiles sont là : Mody SYLLA, Sega KEBE, Maciré SIBY, Abdoulaye CAMARA, COULIBALY, Maïga SIDIBE et les enseignants. Mody SYLLA retrouve un ton convaincant pour exhorter la motivation des parents d'élèves, et Salif TOGOLA paraît déterminé. Nous sommes loin de la confusion de la réunion de l'an passé. Nous reprenons espoir.

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Mardi 13 décembre :

C'est le jour du retour à Kayes. Alors que nos valises sont bouclées très tôt, nous devons attendre, jusque 10h, le minibus dont le pneu de secours est en réparation. Ceci n'empêche pas la crevaison sur la route, au niveau de Sero !!!….Nous ne serons pas chez Sylla avant midi.

Dès notre arrivée, nous téléphonons à Youssouf BAMANA, le fournisseur kayesien des panneaux solaires. Averti par Lassana KEITA, l'enseignant électricien de Komodindé, il attendait bien notre appel. Hadiya lui indique le chemin à suivre, mais il ne trouve pas la maison de Sylla, et c'est par de tonitruants coups de klaxon qu'il manifeste sa présence dans le quartier, pour que nous puissions l'intercepter.

L'affaire est rondement menée. Le contrat est signé, un acompte est versé, et il est convenu qu'il fera réaliser aussi rapidement que possible les travaux de maçonnerie, afin d'être tout à fait prêt à intervenir pour finaliser le chantier en notre présence, en février prochain. Sur la lancée, nous confirmons l'information par téléphone au village, à Sega KEBE et à Lassana KEITA.


Youssouf BAMANA

Hamidou DIALLO

Puis, après le déjeuner, nous attendons la voiture que Mariam, du GRDR, avait promis de nous envoyer, pour nous conduire au rendez-vous programmé à 15h en ses bureaux. Surpris de ne voir personne, nous téléphonons en fin d'après-midi au GRDR, pour apprendre que Mariam est malade, et ne pourra nous recevoir. En revanche, Hamidou DIALLO nous attend bien, mais ignorait que l'on nous avait proposé une voiture. Il prend donc l'initiative de venir nous rencontrer chez Sylla, et nous passons donc une bonne heure ensemble pour faire le point sur l'action de formation des femmes, que nous clôturerons sur place lors de notre retour en février 2012.

A 19h, c'est Salim SYLLA qui nous conduira à la Gare Routière, dans sa rutilante BMW. Le départ est ponctuellissime, à 20h00 précises. Au barrage de police de l'aéroport, nos passeports sont à nouveau contrôlés. Et à Diéma, à une heure du matin, c'est la crevaison. Mais nous arrivons néanmoins sains et saufs à Bamako, vers 6h30 du matin. Nous prendrons le temps de deux petites heures de sommeil, avant de partager le petit déjeuner avec Coumba.

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Mercredi 14 décembre :

Au cours du séjour, Salif TOGOLA nous a assuré que le stock de cahiers dont il dispose encore est suffisant. Il n'est donc pas nécessaire, comme nous l'avions cru, d'effectuer un achat complémentaire. En revanche, Jérémie BALLO a confirmé et précisé ses besoins pour le Collège. Nous téléphonons donc à Bakary CONDE. Moins d'une demi-heure plus tard, il est à Faso-Kanou pour prendre la commande.

Pendant que Dominique prend quelque repos, Jean-Louis et Mody SYLLA passent un bon moment, seuls dans la case des visiteurs. C'est le temps des confidences et des mises au point. Il est question, notamment, des achats de fournitures scolaires pour l'ensemble de l'année 2012, et de la stratégie à mettre en place dans l'hypothèse où nous ferions nos prochains voyages sans passer par Bamako.


Mody SYLLA

Martine, "gouvernante" de Faso-Kanou, et ses enfants

L'après-midi est très calme. Le libraire vient livrer les livres du Collège. Sylla les expédiera dès le lendemain via les Transports GANA. Les visites se succèdent. Nous aurons ainsi le plaisir de retrouver, entre autres visiteuses, Nana TRAORE, qui avait été notre guide pour le voyage en pays dogon en 2004. Que c'est déjà loin !!!

Et comme Sylla nous informe de son indisponibilité pour toute la journée de demain, Dominique téléphone à Demba CAMARA et lui demande de nous servir de chauffeur. Il ne peut lui refuser !!!…

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Jeudi 15 décembre :

Mody SYLLA est parti très tôt pour conduire la fille de Ditta à l'hôpital. De notre côté, nous faisons nos valises, et Demba CAMARA arrive à 10h30. Nous assistons à une nouvelle escarmouche avec Coumba : décidemment, entre eux, le courant ne passe pas !!!….

L'aller-retour au comptoir d'Air France, pour les formalités de pré-enregistrement, est expéditif. Nous n'aurons pas mobilisé CAMARA exagérément !!!…..

L'après-midi nous paraît très longue. Mody SYLLA revient vers 19h. Nous partons pour l'aéroport tranquillement vers 21 heures. Mody SYLLA nous dépose, cette fois-ci, à l'endroit autorisé : ce serait dommage de risquer une nouvelle amende.

Le retour est sans histoire. A l'atterrissage à Roissy, en compagnie de la tempête Joachim, nous sommes bien un peu secoués, mais au terminal d'arrivée, nous arrivons à nous coordonner parfaitement pour la récupération des bagages (par Dominique) et la navette de la voiture (par Jean-Louis).

Arrivés à 10h30 à Bois-Guillaume, il ne nous reste plus qu'à dormir quelques heures, avant de commencer à penser à notre prochaine expédition là-bas, début février 2012.

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